Les chiffonnières
-je-ne-supporte-plus-mes-colocs-
Je demande juste que l'on cohabite tranquillement à l'appart, mais là la coupe est super plus que pleine. Je ne comprends pas pourquoi ça ne passe pas. A Paris on était quatre à vivre dans la même pièce sans cloison, on ne s'est jamais prise la tête. A l'internat de Montpellier, on était à cinq dans une pièce à cloison chacune ayant un box-cage à lapin, jamais de soucis. Là on vit à trois dans un appart de roi pour des étudiants, on a chacune notre chambre/salle de bain, on partage juste la cuisine et le salon, et on n'est pas foutue de cohabiter de façon respectueuse. Ca me dépasse.
La colocataire psycho-rigide est allée hier jusqu'à me faire la remarque que je devrais penser à demander l'autorisation pour que mon chéri vienne me voir à l'appart, alors là elle peut rêver. Je suis restée calme, je lui ai dit gentillement que je pouvais l'en informer à l'avance, mais qu'en aucun cas je ne lui demanderais la permission, c'est du délire. En plus je commence à arriver à saturation de ses réflexions maniaques "n'utilise pas cette plaque électrique, c'est la mienne" "laisse l'air conditionné sur 78°F (=26°C) , sinon je dors pas la nuit" "ferme la porte de ta chambre quand t'es pas là, j'en ai marre de le faire pour toi" ... Rrrr
La colocataire fantômatique est partie un beau jour avec mon plat et ne l'a jamais ramené, j'ai dû en racheter un, j'ai besoin d'un plat pour cuisiner et pour ne pas me nourrir de burgers et de surgelés tous les jours. Elle me pique mes pommes et mes oranges quand elle passe en coup de vent, et pour finir on a de lourds antécédents depuis le massacre de la tarte aux pommes.
Comble du comble: aujourd'hui je pose à coté de mes cahiers de cours dans le salon mon dernier morceau de Marzipan, reste d'une plaquette que Britta, la soeur du Schatzi, avait ramenée d'Allemagne il y a un mois. Je m'absente 15min dans ma chambre, je reviens : plus de Marzipan dans le salon.
Alors là je suis devant l'ordi en train d'essayer de bosser mais la première qui passe ca va être sa fête et sincerement je vais puissamment m'énerver. Qu'on me fasse des réflexions sur les odeurs de bouffe, la poubelle, l'air conditionné (...) ça passe, mais qu'on touche à mes affaires : c'est trop, et surtout, qu'on touche à du bon chocolat : c'est pire.